Trompeur et incurable, tel est le coeur humain
(Jérémie 17. 9). Que Dieu lui parle de jugement ou qu'il lui offre sa grâce
(Matthieu 11. 17), l'homme n'écoute pas.
Dieu va-t-il se lasser ? Non, il est patient, “ne voulant pas qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance”
(2 Pierre 3. 9). Mais sa sainteté et sa justice exigent que
le péché soit jugé.
L'homme veut suivre son propre chemin. Son histoire depuis le commencement est décevante. Dieu parla à Caïn pour qu'il n'agisse pas méchamment à l'égard de son frère, et Caïn tua son frère
(Genèse 4). Israël, peuple entouré des soins constants de Dieu, contesta et se rebella sans cesse contre lui.
Jésus, l'envoyé du Père, est allé de lieu en lieu, faisant du bien parmi les hommes, et ceux-ci l'ont “fait mourir, le pendant au bois”
(Actes 10. 38-39). Quelle est la réponse de
Dieu à toute cette haine ? Le sang de son Fils, qui “purifie de tout péché”
(1 Jean 1. 7)ceux qui se repentent et croient.
La grâce divine seule a raison de l'homme, incorrigible dans sa nature. Il faut accepter cette grâce offerte à tous. La mépriser, c'est tenir pour rien le sacrifice de Christ, et s'exposer alors
au jugement.
Mais “Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu'il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui”
(Jean 3. 17).
Connaissez l’Éternel et vous vivrez.
Amos 5.4-6
Le but ultime de l’intercession en faveur d’une personne doit être la mise en relation de cette personne avec Dieu dans la perspective qu’elle le connaisse.
Il n’y a pas de plus grande demande, de plus grande prière en faveur d’une personne que celle-là. L’amener à la connaissance de Dieu est la mission de l’Église. Cette mission doit s’inscrire dans
l’intercession. Elle doit l’imprégner !
Demandons le meilleur pour les personnes en faveur desquelles nous prions. Demandons qu’elles connaissent réellement le vrai Dieu, qu’elles restent fidèles à Dieu, qu’elles connaissent vraiment
la volonté de Dieu à leur égard et qu’elles fassent la volonté de Dieu. Demandons qu’elles aient une véritable vie de prière et qu’elles soient gardées du mal, qu’elles grandissent
spirituellement.
Le plus grand souci pour l’intercesseur, c’est de voir rétrograder les personnes pour lesquelles il intercède. L’intercesseur porte réellement un fardeau, il se sent vraiment impliqué dans la vie
de la personne pour laquelle il prie. Il se sent associé à sa vie. Et il est atteint dans son cœur lorsqu’il voit une personne ralentir dans sa marche avec Dieu. Cela vient de la communion
d’esprit mais aussi de la communion de l’Esprit ! C’est souvent à ce moment-là que nous réalisons l’importance de l’intercession.