L'évangile, mot qui signifie littéralement “bonne nouvelle”, est présenté dans la Bible sous différents aspects :
– “L'évangile de Dieu... concernant son Fils” (Romains 1. 1)a sa source en Dieu lui-même et se concentre en une personne, son Fils Jésus Christ, envoyé pour chercher et sauver ceux
qui étaient perdus.
– “L'évangile de votre salut” (Éphésiens 1. 13)rappelle à chacun la nécessité de recevoir cette bonne nouvelle pour être délivré du jugement qui suit la mort.
– “L'évangile de la grâce de Dieu” (Actes 20. 24)s'adresse à des coupables méritant la condamnation éternelle, auxquels Dieu offre gratuitement sa grâce.
– “Je n'ai pas honte de l'évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit” (Romains 1. 16). Seule la puissance divine peut sauver des pécheurs incapables de
s'arracher eux-mêmes à leur condition de perdition.
– “L'évangile de la gloire du Dieu bienheureux” (1 Timothée 1. 11), non seulement nous apporte la grâce, mais encore nous prépare pour le bonheur et la gloire à venir.
– “L'évangile de la gloire du Christ” (2 Corinthiens 4. 4)nous rappelle que la gloire préparée pour celui qui croit est celle de Christ ressuscité et couronné d'honneur dans le
ciel.
Initialement, ce reproche est fait à l’Église d’Éphèse, pourtant connue pour sa persévérance et sa fidélité envers la saine doctrine (
Apocalypse 2.1-3). Néanmoins, malgré ses bonnes oeuvres, cette communauté a abandonné
son premier amour.
Après les éloges faites à cette assemblée, Dieu dit : "Mais" L’Éternel connaît nos qualités mais au-delà de nos bonnes actions, Dieu voit plus loin. Vous avez soutenu des ministères à
travers vos dons, c’est bien, mais... Vous servez dans le groupe de louange, c’est bien, mais... Vous faites l’entretien des locaux de l’Église, c’est bien, mais... Vous prêchez la Parole de
Dieu, c’est bien, mai... Vous ne vous êtes pas laissé séduire par de fausses doctrines, c’est bien, mais... Vous êtes un pasteur, c’est bien, mais...
Tout cela est bon, et Dieu vous en félicite car votre marche d’autrefois est couronnée de succès. Cependant, le Seigneur, au-delà de vos belles actions (qui lui sont agréables), veut avant toutes
choses, être votre premier amour.
La Bible ne dit pas : "Tu as perdu ton premier amour", comme cela est dit bien souvent par les chrétiens mais : "Tu as abandonné ton premier amour" et la différence entre les deux est
majeure ! Effectivement, perdre signifie égarer involontairement or l’abandon est volontaire. Avant l’abandon du premier amour, le Seigneur parle au coeur du chrétien par son Esprit.
Malheureusement, beaucoup étouffent la voix de Dieu pour faire ce qu’ils veulent.
Voici les signes principaux de celui qui abandonne son premier amour : vous n’avez plus d’appétit et de soif pour la présence de Dieu ! Vous ne lisez plus la Bible ou elle ne vous parle
plus ! Le lieu d’intimité devient rare et par conséquent vous tolérez le péché en vous trouvant des excuses philosophiques, c’est alors que vous composez avec le monde par toutes sortes de
compromis...
C’est pourquoi, comme un doux conseiller, le Seigneur vient faire un constat auprès de vous pour savoir où vous en êtes dans votre relation avec lui. Le Seigneur dans sa lettre laisse une
ordonnance avec trois prescriptions : repens-toi, souviens-toi et pratique tes premières oeuvres (
Apocalypse 2.5).
Si le début de la lettre s’adresse de manière générale à l’Église d’Éphèse, elle finit de manière personnelle : "À celui qui vaincra". Nous ne pouvons pas rejeter la faute sur autrui.
Si aujourd’hui, vous réalisez que Dieu n’est plus le premier dans votre vie, mettez-vous à genoux et demandez-lui sa grâce et il vous l’accordera.