Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ceux-ci ne m'aiment ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime... Il lui dit, la troisième fois : Simon, fils de Jonas,
m'aimes-tu ? ... Et il lui dit : Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t'aime.
Jean 21. 15, 17
C'est peut-être l'unique question que Jésus nous pose à certains grands tournants de notre vie. Il l'a posée par trois fois à Pierre, avec insistance. Pierre avait renié trois fois son Seigneur,
il avait un poids sur la conscience ; mais Jésus veut le libérer de ce poids, le rétablir devant tous dans une relation sans ombre avec lui.
Deux fois Pierre répond : «Tu sais que je t'aime». Et la troisième fois, sondé au plus profond de lui-même, il précise : «Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t'aime». Sa réponse est comme un
cri d'amour qui jaillit d'un cœur brisé. Quand nous nous confions en Christ qui, seul, nous connaît vraiment, alors nous commençons à aimer véritablement.
Cette question : «M'aimes-tu ?» était comme un nouvel appel à la fidélité de son disciple pour l'engager à le suivre. Jésus dit à Pierre : «Suis-moi». C'est aussi ce que Jésus nous dit chaque
jour. Il nous faut simplement mettre nos pas dans ceux de Jésus, avec une entière confiance en son amour qui ne cessera jamais. Ce n'est plus l'heure des hésitations, c'est l'heure de regarder en
avant, vers lui, pour le suivre, comme attachés à lui.
Saint Augustin commente ainsi ce dernier «Suis-moi» de Jésus : «Ne regarde plus en arrière… Regarde celui qui te conduit. Ne regarde pas en arrière de là où il te tire… Celui qui te conduit
marche devant toi… Aime celui qui te conduit. Suis-le !»
Maintenant, rends la femme de cet homme ; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras.
Genèse 20.7
Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris.
Jacques 5.16
Vous pouvez discuter autant que vous voulez sur cette réalité spirituelle, mais elle n’est en rien caduque, et reste donc, par conséquent, d’une actualité absolue !
Tous les gens malades qui vont me lire aujourd’hui ne sont pas dans la situation d’Abimélec, et ne sont pas forcément concernés par le texte de Jacques. C’est un véritable danger de pratiquer
l’amalgame dans ce domaine.
Il est évident que ces quelques lignes s’adressent aux gens de bonne foi, dont vous êtes, je n’en doute pas !
Et puis, vous l’aurez constaté, la mauvaise foi à ce niveau est monnaie courante ; certaines personnes estiment que leur maladie est une épreuve envoyée du ciel par Dieu et qui prouve leur
fidélité et leur sainteté : pour celles-là il est impensable de se remettre en question une seule seconde. D’ailleurs, souvent pour les mêmes personnes, votre maladie est la preuve que vous
avez un péché caché dans votre existence, et qu’il est temps que vous soyez dévoilé ! C’est ridiculement grave, mais cela existe !
Encore un trait que je voudrais souligner, et qui me paraît très grave : Tant de personnes estiment que, parce que Monsieur le Pasteur Untel ou Monsieur le Pasteur Chose, et encore Monsieur
le Pasteur de telle ville, viennent les visiter dans leur maladie, c’est la preuve qu’elles n’ont rien à voir avec ces deux textes de la Bible ! Mais Dieu, qu’en pense-t-il, lui ?
Cependant, s'il se trouve quelque chose à régler dans votre vie, ne vous acharnez pas à prier en vain pour votre guérison, ni même à faire prier et jeûner des églises de partout ; remettez-vous
en question sérieusement, confessez votre péché si nécessaire à quelqu’un de sûr, réparez, et ensuite, priez pour votre rétablissement, et Dieu se chargera du reste !
Mon plus jeune frère, Christophe, avait été atteint, voilà plus de douze ans maintenant, d’une leucémie foudroyante. Les spécialistes lui donnaient un mois à vivre. Il m’a téléphoné, et le choc a
été rude pour toute la famille. Mais immédiatement je lui ai conseillé de téléphoner à son pasteur, et de se réconcilier avec lui. Voilà des années qu’il était fâché avec lui, au point de ne plus
le saluer, et même de le mépriser ! Il a eu le bon sens et le courage spirituel de le faire !
Vous ne pouvez pas vouloir faire pendre les autres, chercher à leur nuire, les accuser faussement, les blesser et les salir, et, lorsque la maladie vient vous atteindre, penser qu’il vous suffira
de prier pour que tout s’arrange ! Non ! Réparez le mal que vous avez fait et ensuite priez, puis Dieu guérira !