Donne-nous du secours pour sortir de détresse ; car la délivrance qui vient de l'homme est vaine.
Psaume 108. 12
Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car c'est toi qui es ma louange !
Jérémie 17. 14
Quand l'une de ses interventions avait réussi, Ambroise Paré, chirurgien de la cour de France au 16e siècle, et chrétien convaincu, avait l'habitude de dire : “Je le pansai, Dieu le guérit”,
autrement dit : “Je n'ai fait que le soigner, c'est Dieu qui l'a rétabli”.
Son contemporain, le célèbre Paracelse, sans partager ouvertement ses convictions, écrivait : Les “incroyants appellent les hommes à leur secours, mais vous, chrétiens, c'est à Dieu que vous
devez faire appel, et il vous enverra celui qui vous rendra la santé, que ce soit un médecin ou lui-même”.
A juste titre, nous sommes reconnaissants envers tout médecin dont le diagnostic et les remèdes nous ont été bénéfiques. Mais pensons-nous toujours à remercier notre Dieu qui l'a conduit ? Nos
vies sont dans sa main et c'est lui qui fait mourir et qui fait vivre (1 Samuel 2. 6).
Lorsque le roi Ézéchias était gravement malade, Dieu a répondu à sa prière en lui envoyant le prophète Ésaïe. Et il a utilisé un moyen très simple. Ésaïe a dit : “Qu'on prenne une masse de
figues, et qu'on la mette comme emplâtre sur l'ulcère ; et il se rétablira” (Ésaïe 38. 21). Ésaïe a été un instrument fidèle dans la main du divin Médecin ; Ézéchias l'a bien compris lorsqu'il
remercie Dieu pour son rétablissement. “Tu m'as rendu la santé, et tu m'as fait vivre” (Ésaïe 38. 16).
Où sont les renverseurs de murs ?
Jésus […] qui a renversé le mur.
Quand le mur tombe, on va vers l’autre ; on n’a plus peur des différences ; on se voit d’un autre œil ! On va pouvoir se parler enfin !
Le modèle suprême du christianisme, Jésus, vous est présenté comme celui qui n’a pas hésité à renverser les murs ! On le voit dans l’Évangile, lorsqu’il renverse le mur de la tradition pour
oser remettre en question le sabbat, par exemple ; le mur de la misogynie ambiante pour parler à la Samaritaine et s’entourer de femmes ; le mur des convenances morales et raciales pour
travailler avec Judas ou avec des Galiléens, enfin (vous pouvez continuer à constater les choses dans votre lecture de l’Évangile) le mur des générations pour s’entourer de jeunes hommes, tous
âgés au plus de trente ans !
Depuis, par crainte, par souci de prudence, le christianisme puis la chrétienté (nuance de taille) se sont attachés à rebâtir ces murs-là ! Des murs en forme d’étiquettes, de mouvements, de
religions, d’appartenances à tel ou tel clan ; des murs de "respectabilité", des murs d’interdits, de pseudo-prudence qui n’est que de la peur, des murs de croyances définitives ! Bref,
où sont passés les renverseurs de murs ?
En êtes-vous ? Je veux en être ! Quelle victoire quand ces vieux murs, chargés d’une histoire pas toujours glorieuse, ces vieux murs qui nous séparent, nous divisent, nous donnent de
fausses assurances, s’écroulent enfin ! Dans votre vie, votre famille, votre communauté locale, votre ville, votre mouvement ! Quand le mur tombe, on va vers l’autre ; on n’a plus
peur des différences ; on se voit d’un autre œil ! On va pouvoir se parler enfin !
Qui se lèvera pour faire tomber son mur aujourd’hui ? Mur d’incompréhension, de méfiance ; vieux mur des "on dit" du passé, des réputations toutes faites ; mur fait d’erreurs et
d’échecs ! Casser-les ; détruisez-les ; attaquez-vous à eux, certes dans la prière c’est bien, mais aussi par des actes concrets en allant vers les autres !
Une prière pour aujourd’hui
Seigneur, je veux être un renverseur de murs ; viens me donner le courage de le faire, déjà dans mon propre cœur, et ensuite utilise moi pour renverser les murs dans mon église, ma ville,
mon mouvement. Amen.