Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le
Fils.
Hébreux 1. 1, 2
Ce n'est pas l'homme qui découvre Dieu, c'est Dieu qui se révèle à
l'homme. Il le fait déjà par les merveilles de la nature : la splendeur d'un ciel étoilé, le murmure du vent dans la forêt, le coloris et le parfum des fleurs… Innombrables sont les
preuves de la puissance et de la sagesse du Créateur. Prenons le temps de les observer et de les admirer !
Ensuite Dieu a parlé par des hommes du temps passé, les prophètes,
dont la voix nous parvient par les écrits de l'Ancien Testament et dont les paroles se sont toujours réalisées à la lettre ou se réaliseront.
Enfin Dieu s'est approché encore davantage de nous et nous a parlé par
son Fils Jésus Christ dont la venue était déjà annoncée dans l'Ancien Testament. Sa vie sur la terre, sa mort et sa résurrection nous sont rapportées dans les évangiles. Son message, proclamé
par les apôtres dans le livre des Actes, est expliqué dans les épîtres, et lui-même nous est présenté glorifié dans l'Apocalypse.
Ainsi la Bible est la voix de Dieu. Elle vient à nous pour nous
enseigner, nous convaincre, nous corriger, nous donner la sagesse pour le salut par la foi qui est dans le Christ Jésus (2 Timothée 3.
15). Si la Bible n'avait pour objet
que de nous faire prendre conscience de notre culpabilité et de notre misère morale, elle serait le plus désespérant des livres. Mais elle nous apprend que Dieu, dans son amour, nous a donné un
Sauveur et qu'en vertu de son sacrifice, celui qui croit en lui a la vie éternelle.
Le pardon est-il un acte de
faiblesse ?
Vous parlerez ainsi à Joseph : Oh ! pardonne le crime de tes frères et leur péché, car ils t’ont fait du mal ! Pardonne maintenant le
péché des serviteurs du Dieu de ton père !
Le pardon est réservé aux forts ; ce n’est
pas être lâche que d’accepter de pardonner l’autre.
Voilà un homme qui est en position de force vis-à-vis de ceux qui se sont si mal conduits à son égard quelque vingt ans plus tôt ! Il tient sa vengeance ; il a le pouvoir en Égypte ; s’il
veut, il peut se venger ; mais voilà qu’il va pardonner !
Tellement de gens pensent que le pardon est un acte réservé aux faibles, aux lâches, qu’il ne faut pas être très courageux pour pardonner ! Quelle
folie ! C’est précisément le contraire ; il ne faut pas beaucoup de courage pour s’installer dans la haine, c’est la pente naturelle ; la vengeance et la rancune sont déjà installées dans
notre mentalité, il suffit de se laisser aller !
Entretenir l’offense, le souvenir de la faute de l’autre, son péché, le mal qu’il vous a fait ne fait, au fond, que prolonger son influence sur vous ! J’ai parfois rencontré des personnes
ayant subi des préjudices extrêmement graves, ayant des répercussions sur le reste de leur vie. Leur parler du pardon est extrêmement difficile ; on retrouve chez elles le même profil ; elles se
laissent encore détruire par l’offenseur des années après, en entretenant dans leur vie par la rancune l’acte maléfique qu’elles avaient subi dans le passé ; leur tourmenteur prolonge son acte
chez elles par leur haine de lui ! Seul le pardon libère vraiment des conséquences de ce genre de traumatismes !
Le pardon est réservé aux forts ; ce n’est pas être lâche que d’accepter de pardonner l’autre. Même si lui ne manifeste aucune repentance, ce n’est pas grave, vous allez être plus fort que lui en
lui disant : "Je te pardonne !" Vous reprenez les rênes de votre vie, l’offenseur désormais n’empoisonne plus votre existence, vous êtes libre ! Finissez-en avec ces idées
préconçues sur le pardon ; c’est viril, le pardon ; pratiquez-le, reprenez vos droits volés par tel ou tel offenseur, dominez-le, soyez là où il ne vous attend pas, déstabilisez-le et vivez à
nouveau !
Une prière pour aujourd’hui
Viens m’aider, Seigneur, à vivre le pardon ; J’ai trop souvent considéré qu’il était réservé aux faibles ; mais je me suis trompé ! Au nom de Jésus je prie.
Amen.