Notre Dieu Sauveur... veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité. Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l'homme Christ Jésus, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous.
1 Timothée 2. 3-6
“Qu'est-ce que la vérité ?” C'est le sujet de la dissertation de philo d'une classe de terminale. Les élèves, animés par le débat, recherchent dans leurs livres les réflexions de philosophes connus : «Il n'y a pas de vérité universelle» – «Chacun ne croit que ce qu'il veut» – «Chacun a sa vérité» – «Toute vérité n'est pas bonne à dire»... L'un des jeunes, un peu tristement, fait alors remarquer que la vie manque de références stables et sûres, ce qui le décourage. Il y a pourtant une certitude qu'il est bon de rappeler à des coeurs assoiffés de vérité, c'est que Dieu existe, qu'il nous aime et qu'il nous dit la vérité.
Nous savons qu'il existe parce que la création ne peut être le fruit d'un hasard. Et nous savons qu'il nous aime, tout simplement parce qu'il nous l'a dit dans sa Parole, la Bible. Il a même pris soin de venir sous une forme humaine, spécialement pour nous parler d'une manière compréhensible et vraie. Dieu a envoyé sur la terre son Fils Jésus Christ. Il nous a déclaré la vérité sur ce que nous sommes, mais il nous a aussi ouvert son coeur. C'est justement pour donner un sens à notre vie que le Seigneur Jésus déclarait de la part de Dieu : «Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie»
(Jean 14. 6).
Oui, le Dieu qui ne peut mentir nous a donné des certitudes pour la vie de tous les jours, et aussi pour l'au-delà. Pour ceux qui lui font confiance, ces promesses de Dieu sont des bases solides ; la Bible nous les explique. La Parole de Dieu est la vérité.
Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Éphésiens 4.32
Après tout, l’apôtre Paul aurait pu se contenter d’écrire "Vous pardonnant, comme Dieu vous a pardonné en Christ". Il restait dans la ligne évangélique et personne n’aurait rien eu à redire. Personne sauf la personne du Saint-Esprit qui a inspiré cet homme pour lui faire ajouter cet adverbe essentiel : "Réciproquement".
Vous avez besoin de comprendre et d’accepter que la notion de pardon réciproque induit naturellement l’idée de la faute réciproque.
Vous avez souvent considéré le mal que les autres vous ont fait comme étant une injustice criante ; dans le meilleur des cas, vous avez accepté avec l’aide du Seigneur Jésus de pardonner à ces personnes se conduisant à votre égard comme des ennemis, et c’est bien, c’est bon, c’est ce que Dieu attendait de vous. Vous auriez pu refuser le pardon, ou bien encore, dans un élan d’orgueil, exiger follement que ces personnes viennent se traîner à vos genoux ! Vous ne l’avez pas fait et tant mieux !
Mais êtes-vous prêt à reconnaître que si l’autre, les autres vous ont fait du mal, c’est certainement que, de manière involontaire sans doute, vous avez provoqué une situation, prononcé une parole, manifesté un sentiment qui a déclenché chez les autres un sentiment de haine, d’amertume et de rancoeur ?
C’est difficile à admettre et à comprendre ; pourtant si l’autre vous a offensé, quand il viendra vous demander pardon, pardonnez-lui de tout votre coeur et demandez-lui aussi le pardon !
Le jeune Joseph (Genèse) est la démonstration de ce que je viens d’écrire. Certes, il a été la victime de ses frères qui se sont conduits avec lui comme des crapules. Mais au départ, c’est lui qui a provoqué cela, sans doute de manière inconsciente, en étant le "petit chouchou" de papa et en exploitant ce sentiment paternel ; en rapportant tout ce que ses frères disaient et faisaient. Bref, s’il me fallait chiffrer le préjudice, je dirais quatre-vingts pour cent de tort aux frères de Joseph et vingt pour cent à ce dernier. Le pardon réciproque était donc de mise dans cette affaire, comme dans tellement d’autres depuis. Et dans votre vie alors ?