Alors, en colère, le maître de maison dit à son esclave : Va vite dans les rues et les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.
Luc 14. 21
Ceux qui ne sont pas dignes
Supposons que nous soyons invités à la table d'un grand personnage ou même du chef de l'État. Nous en serions sûrement très honorés, et cela mériterait bien un changement dans notre emploi du temps. Or c'est le Maître de l'univers qui nous adresse une invitation ! Oserions-nous la décliner sans raison valable ?
Le festin est là, tout prêt. Le maître de la maison veut des convives. Les premiers invités n'ont pas voulu venir ? Eh bien, d'autres vont les remplacer.
Quand les hommes religieux en vue refusaient de venir à Jésus, cette grâce a touché les misérables, les parias, les méprisés dans tous les recoins pauvres d'Israël. Il en est ainsi dans le monde christianisé. Beaucoup sont satisfaits de leurs privilèges, des activités et des plaisirs que leur apporte le monde, de leur rang dans la société. Ceux-là, bien souvent, méprisent le bonheur du ciel que Dieu leur offre.
D'autres se fient à leur intelligence, se placent au-dessus de Dieu et le jugent ; ils dédaignent les vérités simples du salut. Mais “l'Évangile est annoncé aux pauvres”, à tous ceux qui, humblement, recherchent Dieu.
La grâce triomphe dans l'appel des blessés de la vie, des marginaux, des aveugles, des boiteux, qui fréquentent les rues et les ruelles. Ceux-là n'ont pas de champ à aller voir, de paires de boeufs à essayer, et les plus légitimes satisfactions de la terre leur sont souvent refusées. Qu'il y ait beaucoup d'“esclaves” fidèles pour les chercher et les “amener” !
Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ.
Philippiens 1.6
Vous avez donné votre vie à Jésus et vous avez bien fait ! Voilà de cela un an, dix , trente ou soixante ans, que sais-je ? Et d’ailleurs, peu importe. Depuis ce jour-là, Dieu a entrepris un chantier de réforme en vous. Chaque jour, fidèlement, sans même que vous vous en aperceviez, le Dieu vivant et vrai travaille à votre perfectionnement. Il fait concourir toutes choses à votre bien ; il utilise les éléments positifs de votre vie, ainsi que ceux qui vous apparaissent comme négatifs.
Dieu agit dans votre vie, il travaille pour rendre parfaite son oeuvre ; Satan, les circonstances, les autres s’attacheront à vous faire croire le contraire, mais ne vous laissez plus décourager. Avant qu’un travail, qu’une oeuvre soient parfaits, il faut du temps ; du temps que Dieu se donne pour accomplir cette oeuvre de perfectionnement en vous. Et cela passe par aujourd’hui, par maintenant, par cet instant précis !
Cette grande vérité évangélique présuppose que personne, pas même vous, n’est arrivé à la perfection du jour au lendemain par la conversion ou par le baptême, comme vous l’avez peut-être parfois entendu dire ! C’est faux !
D’ailleurs il n’est pas davantage question de croire que vos faiblesses, vos misères, vos rechutes parfois, soient des événements improbables ; bien au contraire ! Elles doivent apparaître en surface afin d’être traitées et vaincues.
Si Christ, à la croix, a triomphé de toute forme de péché, vous avez encore affaire au péché, et vous aurez encore affaire à lui, jusqu’à la fin de vos jours ! Est-ce pour autant que Dieu aurait perdu sa fidélité, qu’il n’accomplirait plus ses promesses, et cesserait d’agir en vous à la première contrariété ! Eh bien non ! Le chantier divin est en cours !
Certains jours, vous ne voyez rien se faire et pourtant Dieu fait quand même son oeuvre bénie !
N’en doutez plus jamais !