Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel… ! Mon âme désire, et même elle languit après les parvis de l'Éternel.
Psaume 84. 1, 2
Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront sans cesse !
Psaume 84. 4
Il est banal de comparer la vie humaine à un voyage. Plus rarement on parle de son but. Et pourtant, comment imagine-t-on de voyager pendant des années sans savoir où l'on va ?
Le chrétien, lui, connaît sa destination. Jésus a promis à ses disciples avant de les quitter : “Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… Je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi”
(Jean 14. 2, 3). Bien d'autres textes de la Bible nous parlent du paradis ou de la cité céleste, but de la course chrétienne. Mais ces paroles de Jésus nous disent tout ce qu'il nous est utile de savoir.
Le ciel, pour le croyant, c'est la maison du Père, le rendez-vous de la famille de Dieu, son “chez-soi”. Bientôt le Seigneur Jésus reviendra chercher ceux qu'il a sauvés et les introduira là où il demeure lui-même.
Un prédicateur écossais avait l'habitude, chaque matin à son réveil, de sortir sur le pas de sa porte et de lever les yeux vers le ciel en s'écriant : “Seigneur Jésus, c'est peut-être aujourd'hui que tu vas revenir”.
Oui, c'est peut-être aujourd'hui. Et n'oublions pas que d'avoir les siens auprès de lui est pour Jésus une exigence de son propre amour pour eux.
Sont-ils Hébreux ? Moi aussi. […] Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. […] S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai !.
2 Corinthiens 11.22-31.
Paul disait aux
Philippiens 4.11-13 : "J'ai appris à aimer Dieu dans l'affliction".
La vie de l'apôtre Paul est saisissante car malgré tout ce qu'il vécut, jamais il n’abandonna l'oeuvre de Dieu. Il tenait bon malgré les coups, les emprisonnements, les naufrages... Paul, n'était pas perturbé par les richesses, même l'affliction ne le faisait pas défaillir dans sa foi.
Lorsque j'étais adolescent et loin des choses de Dieu, de temps à autre, je "piquais" ma mère par des paroles qui auraient pu déstabiliser sa foi. Mon regard d’incrédule me rendait dur envers elle quand je considérais sa vie et ses épreuves. Je lui disais : "où est ton Dieu ? Que fait-il pour toi ? Tu es toujours dans les difficultés !" Et malgré toutes ces paroles et les vrais problèmes qu'elle rencontrait, ma mère continuait à aimer Dieu. D'où lui venait cette force ? C’était pour moi un véritable mystère.
Paul a appris à aimer Dieu, et rien ni personne ne pouvait le détourner de son engagement envers lui. Il déclarait : "J'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur" (
Romains 8.38-39).
Ceci n'est pas une promesse de Dieu inconditionnelle pour les croyants mais une promesse conditionnelle, car plusieurs chrétiens ont abandonné la foi face à la vie, à la mort, au futur, etc.
Pour posséder la promesse de l’Eternel, aimons-le par-dessus tout, puisons notre force en lui. Paul prend les extrêmes : La vie et la mort ; les anges et les démons ; le présent et le futur ; la hauteur et la profondeur, et déclare qu'aucun ne pourra l'éloigner de son Dieu. Savez-vous pourquoi ? Parce que Paul avait un leitmotiv dans la vie : aimer Dieu par-dessus tout !