Il dira : J'ai péché et j'ai perverti la droiture, et il ne me l'a pas rendu ; il a délivré mon âme pour qu'elle n'aille pas dans la fosse, et ma vie verra la lumière.
Job 33. 27-28
Les péchés vous sont pardonnés par son nom (le nom de Jésus).
1 Jean 2. 12
C'était l'heure de la promenade dans la cour de la prison. Un détenu allait, tête basse, la conscience chargée d'un lourd passé. Il se sentait seul, abandonné, redoutant une condamnation sévère.
Tout à coup, à ses pieds, une page imprimée qu'un autre détenu avait sans doute jetée avec mépris. C'était un feuillet d'un calendrier semblable à celui que vous lisez. Il lut, et tout lui parut nouveau. Il était question d'amour, de sacrifice, de salut. L'homme mit le feuillet dans sa poche. Il le relirait dans sa cellule.
C'est ce qu'il fit. Le message était bien pour lui car il s'adressait à des pécheurs, coupables, non seulement devant les hommes, mais d'abord et surtout devant Dieu. Il n'avait pas réfléchi à cela. Il n'avait pensé qu'au jugement des hommes, et il apprenait qu'il était sous la condamnation de Dieu. Était-il donc doublement perdu ? Non. S'il ne pouvait pas échapper à la justice humaine, il pouvait échapper au jugement de Dieu : Christ, sur la croix, par son sacrifice, avait obtenu pour lui le pardon de Dieu.
Tout seul dans sa cellule, il relut plusieurs fois le texte trouvé dans la cour, ce qui le conduisit enfin à la connaissance du Dieu Sauveur et à la paix qu'il donne à ceux qui se confient en lui.
Élie alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt et demanda la mort
1Rois 19.4
Juste avant cet épisode, il était partout, Élie.
Présent sur tous les terrains, remportant victoire sur victoire. Il est l’incarnation du champion de Dieu, celui qui défend bien la cause de son maître dans un contexte hostile. Courageux, fort, intelligent, vaillant, il va même faire preuve d’humour et d’un peu d’arrogance en face des prophètes de Baal. Voilà qui aurait dû attirer l’attention de ses amis. Voilà un signe qui ne trompe pas : Élie en faisait trop, il ne savait plus s’arrêter ! Bref, Élie le champion va connaître une dépression spirituelle, morale, psychique et même physique. Classique!
Vous devriez prendre garde à votre vie. Même si vous êtes un champion de la cause de Dieu, vous n’êtes pas invulnérable ni intouchable ! Pour Élie, l’affaire se termine plutôt bien, mais pour d’autres, elle se terminera par un drame, une chute morale, un divorce, un scandale, voire pire encore...
Élie et vous, êtes de la même nature. Mais le Dieu d’Élie est le même que le vôtre, et sa nature est aussi la même. Dieu n’est pas intervenu pour empêcher Élie de s’épuiser, il l’a laissé faire. Ne comptez dons pas sur le Seigneur pour vous en empêcher, ni vous arrêter de force et vous obliger au repos ! Si vous êtes têtu vous devrez apprendre que c’est toujours Dieu qui a raison !
Jézabel voulait couper la tête à Élie ; cela ne justifiait pas une dépression de cette envergure. Il avait déjà affronté d’autres dangers, d’autres menaces plus grandes, même si cette nouvelle attaque n’était pas spécialement facile à subir; mais son état de fatigue faisait de lui un être tout simplement vulnérable ! Le champion avait craqué !
Ne soyez jamais celui-là !