Écoutez, et votre âme vivra.
Ésaïe 55. 3
La foi vient de ce qu'on entend – et ce qu'on entend par la parole de Dieu.
Romains 10. 17
Sur le bord d'une petite route qui traverse un plateau du Massif Central, en Haute-Loire, existe encore aujourd'hui une maison portant cette inscription : “La maison cantonnière”. Il était sans doute possible de s'y réfugier par les jours les plus sombres de l'hiver. On raconte qu'autrefois, lorsque les tempêtes de neige se déchaînaient dans cette région, le cantonnier habitant la maison faisait sonner une cloche : guidé par ce son, un voyageur perdu dans une tourmente de neige et de vent pouvait se diriger vers cette maison hospitalière.
À travers les tempêtes et le brouhaha de ce monde, Dieu fait encore entendre sa voix : Il nous parle par sa Parole, la Bible, et veut nous faire connaître son Fils Jésus Christ, qui a déclaré : “En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie”
(Jean 5. 24).
Lorsqu'on écoute Dieu, la foi en Jésus se forme dans le cœur. On le reconnaît pour celui qui a expié nos fautes à la croix. Délivré, le croyant est amené à Dieu : “Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu”
(1 Pierre 3. 18). Il se rend vers la maison du Père
(Jean 14. 2).
Prêtons donc une oreille attentive au message divin. Mieux que le son de la cloche dont nous parlions, qui offrait un refuge momentané, ce message conduit celui qui croit en Jésus à une sécurité éternelle.
Gédéon lui dit : Ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père
Juges 6.15
Si votre imagination n’arrive pas à vous couper des autres par toutes sortes d’impressions négatives, d’idées fausses et de complexes, elle cherchera à détruire l'image que vous avez de vous-même.
Certains se sont imaginés que Gédéon tient là le langage de l’humilité. C’est faux, c’est un langage d’homme rempli de complexe d’infériorité, dont l’image de soi est catastrophique. Son imagination lui a fait croire que jamais il ne ferait rien de bien ! Et il l’a cru !
Et vous ? Ne croyez pas votre imagination qui vous raconte que jamais vous n’arriverez à faire tel ou tel travail ; à accéder à un poste de responsabilité ; à exercer une charge spirituelle. Si votre imagination peut devenir une arme au service de votre orgueil, elle peut aussi devenir un marteau qui vous enfonce dans le crâne ce mensonge éhonté : "Je suis un bon à rien et je ne ferai jamais rien de bien dans ma vie !"
Vous devez briser ce marteau-là, interdire à votre imagination de continuer à vous nuire ainsi.
La bonne image de Gédéon, c’est Dieu qui l’avait, pas Gédéon ! Et Dieu voyait dans cet homme simple, qui travaillait dans un poste subalterne, un vaillant héros pour sa cause ! La suite n’a pas donné raison à l’imaginaire de Gédéon, mais à la bonne vision de Dieu !
Qu’est-ce que vous voulez croire ?
Pas question de continuer à vivre avec une fausse image de vous-même, il faut que cela change, et cela passe par la guérison de votre imagination. Ne la laissez plus jamais vous mentir sur ce que vous êtes en réalité !