Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier et ta très grande récompense.
Genèse 15. 1
Se protéger : un maître mot de notre temps. On en fait des slogans publicitaires. Assureurs et industriels de la protection en tout genre se frottent les mains. La peur, en effet, nous assaille continuellement.
Les premiers humains, déjà, faisaient du feu pour éloigner les animaux sauvages. Puis l'homme s'est bien vite protégé de sa propre espèce parce que de là aussi venait le danger. Alors il s'est fabriqué des armes, des armures, il a bâti des fortifications, levé des armées. Plus tard, lorsque l'industrialisation s'est développée, recherchant la force dans l'union, il s'est organisé pour se protéger syndicalement de la misère sociale.
Aujourd'hui, l'homme veut tout protéger, et d'abord lui-même. Il sait que l'ennemi peut être infiniment petit, un virus par exemple, qui sème la terreur sur la terre tout entière. Il faut aussi protéger les animaux en péril, l'environnement, les droits d'auteur, les automobiles, les placements bancaires, les données informatiques, et enfin protéger les systèmes de protection...
Mais aux yeux de Dieu, tout homme est pécheur, et il serait sage de se protéger du juste jugement de Dieu en acceptant la protection infaillible de l'oeuvre de la croix, réalisée en perfection par Jésus Christ pour sauver les pécheurs.
Ami, notre confiance en Dieu l'honore et nous libère de ces peurs inutiles que véhicule le monde actuel. «Ne crains pas, crois seulement»
(Marc 5. 36). Oui, seulement ; mais il faut le croire, Lui.
Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.
2Corinthiens 5.19
Satan exploitera toujours votre sentiment d’injustice, vos blessures, vos faiblesses, vos fautes pour entraver le progrès de l’Evangile.
La seule condition pour que l’Evangile gagne, c’est que la justice de Dieu triomphe de l’injustice. Le pardon fait partie intégrante de cette justice divine. Lorsque vous ne pardonnez pas, le diable s’amuse avec vous. Mais lorsque vous pardonnez sincèrement, il n’a plus rien à se mettre sous la dent.
Aux Etats-Unis, un homme de couleur, âgé de 52 ans, fut condamné à la peine capitale pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Il fut finalement libéré après avoir passé plusieurs années dans le couloir de la mort. A sa sortie, il déclara : "Dieu sait que je suis innocent. J’ai pardonné à ceux qui, par leurs mensonges, m’ont envoyé en prison". Il aurait pu attaquer. Mais il a choisi de ne pas user de ce droit, afin de permettre à son âme de retrouver le repos et la sérénité.
Si cet homme avait décidé de ne pas pardonner, à quoi passerait-il son temps ? A vouloir se venger, à attaquer au tribunal... Quel engrenage ! Il aurait pu y laisser sa santé et sa foi. Son esprit aurait été obnubilé par le désir de voir la justice faire comparaître ceux qui l’ont injustement accusé. Il a préféré emprunter la voie du pardon afin de profiter au maximum de sa liberté retrouvée.
Quelqu’un a dit : "Pardonner : c’est renoncer au droit de faire du mal à quelqu’un qui nous a fait du mal. C’est éviter les frais de la colère, les dépenses de la haine".