Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la
lumière du monde. Une ville située au sommet d'une montagne ne peut pas être cachée.
Matthieu 5. 13, 14
Panurge est un des personnages de l'œuvre de François Rabelais (1494-1553), écrivain français de la Renaissance. Parmi les exploits de Panurge, le plus célèbre est celui d'avoir jeté, depuis un
bateau, un mouton dans l'eau, afin que le reste du troupeau se précipite dans la mer. D'où l'expression «moutons de Panurge» pour stigmatiser ceux qui suivent sans se poser de questions.
Celui qui parle de “moutons de Panurge” applique en général cette expression aux autres, en oubliant qu'il est lui-même concerné. Que de choses faisons-nous, simplement parce que les autres les
font, notamment dans le domaine moral !
Le seul que nous puissions suivre sans être trompés, c'est Jésus. “Celui qui me suit, nous dit-il, ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie” (Jean 8. 12). En suivant
Jésus, c'est-à-dire en nous confiant en lui, nous découvrons le chemin de la vie : l'amertume fait place à la sérénité, les griefs à l'amour ; l'aliénation de la personnalité à la liberté de
fils dans la famille de Dieu. Nous qui sommes disciples de Christ, quel exemple donnons-nous à ceux qui nous côtoient ? S'ils nous voient poursuivre les mêmes buts qu'eux, en quoi sommes-nous
des témoins de Jésus ? Ce qui fait la saveur d'un chrétien, c'est la réalité de sa foi qui s'exprime, dans un monde cruel, par des actes concrets de compassion, de justice, de droiture, de
douceur… en restant dans une relation vivante et confiante avec le Seigneur Jésus. Alors, notre conduite amènera peut-être ceux qui nous observent au désir de connaître Celui qui l'anime.
Mettez votre foi en action.
Mais il faut qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable à une vague de la mer, que le vent soulève et pousse de tous côtés. […] il est indécis et
incertain dans toute sa conduite.
Jacques 1.6-8
Si vous voulez marcher sur l’eau, il vous faut sortir du bateau !
Une fois que Dieu vous a donné un rêve, l’étape suivante qui permet de construire votre foi est celle de la décision.
Votre rêve ne se réalisera pas tant que vous ne vous réveillerez pas pour le traduire en actes. Vous devez prendre cette décision : "Je vais m’y mettre !" Sur dix rêveurs dans le monde, un seul
est un décideur. Beaucoup de personnes ont des rêves, mais elles ne franchissent jamais le pas vers l’étape numéro deux : prendre la décision de faire confiance à Dieu et d’aller au bout de
leur rêve.
La foi est active et non passive. C’est quelque chose que vous faites. Prendre une décision est une activité qui construit la foi. Vous faites travailler vos muscles de la foi.
Deux choses sont nécessaires pour une prise de décision fidèle :
1. Vous devez être déterminé à investir votre temps, votre argent, votre réputation et votre énergie. Vous les mettez en jeu ; vous vous jetez à l’eau. Vous dites : "Seigneur, tu m’as demandé
de faire ça et je vais être fidèle et t’obéir."
2. Vous devez renoncer à votre sécurité. Vous ne pouvez pas avancer par la foi et en même temps vous cramponner au passé. Vous devez aller de l’avant. Dieu a promis à Abraham de faire de lui le
père d’une multitude de nations. La réalisation de cette promesse impliquait qu’Abraham quitte sa patrie pour une destination inconnue. Moïse a dû renoncer à sa position dans le royaume du
pharaon pour obéir à la volonté de Dieu. Néhémie a abandonné un emploi sûr pour aller construire une muraille autour de Jérusalem. Autrement dit, si vous voulez marcher sur l’eau, il vous faut
sortir du bateau.
Le trapéziste est une bonne illustration du plan de Dieu. Il s’élance dans le vide, suspendu à la barre d’un trapèze. Puis il la lâche pour agripper une autre barre qui se balance dans sa
direction. Mais à un certain moment, il n’a aucun appui. L’espace d’une fraction de seconde, il est suspendu dans les airs.
Vous êtes-vous déjà retrouvé à ce stade de votre vie professionnelle où vous quittez un emploi sans encore en avoir un autre en perspective ? Vous vous retrouvez à 50 mètres au-dessus du sol,
sans filet ni rien où vous cramponner.
Mais si vous ne lâchez pas ce que vous avez pour saisir la vision que Dieu veut vous donner, le balancement vous ramène en arrière ; seulement vous ne revenez pas à votre point de départ, mais
le mouvement de va-et-vient diminue de plus en plus, jusqu’à s’arrêter entièrement. Et il n’y a plus alors qu’une seule direction possible : celle du sol !
C’est la raison pour laquelle Dieu vous amène à un point de décision, pour que votre foi se construise alors que vous vous élancez vers le rêve qu’il vous a donné.
Une décision pour aujourd’hui
Dieu vous met au défi de faire un pas vers la réalisation de votre rêve. Faites-lui confiance et mettez votre foi en action !