Si nous demandons quelque chose selon sa volonté, Dieu nous écoute ; et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.
1 Jean 5. 14-15
Le mot latin «veto», qui signifie «je m'oppose», est employé pour désigner le droit reconnu à une autorité de s'opposer à une décision prise par une autre autorité. Dans la Rome antique, les magistrats appelés tribuns de la plèbe pouvaient ainsi s'opposer aux décrets du Sénat ou des consuls. Si l'autorité investie de ce droit de veto est sage et juste, il y a là une garantie de bon gouvernement, les mesures dangereuses pour l'Etat ou pour les personnes étant évitées.
Mais il existe au-dessus de tous une autorité que le croyant est heureux de reconnaître, celle de Dieu, ce Dieu qui est son Père, non seulement juste et sage, mais souverainement bon, plein d'amour pour ses enfants. Quand ceux-ci le prient, ils peuvent être assurés que toute demande faite selon la volonté de leur Père sera exaucée.
Mais ils ne doivent pas oublier qu'ils restent toujours limités dans leurs pensées. «Nous ne savons pas ce qu'il faut demander comme il convient», rappelle l'apôtre Paul. Cela doit-il nous empêcher de prier ? Sûrement pas.
Nous exposons nos besoins tels que nous les ressentons, et Dieu répond d'après sa parfaite connaissance, sa sagesse et son amour. Faisons-lui confiance pour donner son approbation à ce qui est selon sa pensée, son veto à ce qui nous serait contraire et funeste.
C'est là, amis chrétiens, notre sûreté. Qui oserait prier si le Seigneur n'avait pas le droit de veto sur nos prières ?
Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein
Romains 8.28
Si vous avez compris que vous êtes la réponse de Dieu aux prières de certaines personnes sur terre, vous devez également comprendre qu’avant de vous envoyer, Dieu prend toujours le temps de vous préparer.
Sachant qu’il avait choisi Moïse pour être le libérateur de son peuple, Dieu l’a envoyé en éclaireur dans le désert pendant 40 ans, avant de le faire sortir de ce même désert. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas conduire les gens là où vous n’êtes jamais allé. Après 40 ans d’expérience, Moïse avait mûri, il connaissait parfaitement ce désert, et il était qualifié pour aider le peuple à le traverser.
Observez attentivement les épreuves par lesquelles vous passez car elles sont révélatrices du type de personnes que Dieu vous appelle à secourir dans la vie. Moïse ignorait pourquoi il passait autant de temps dans le désert, et comme la plupart d’entre nous, il a dû souvent se demander "pourquoi" ?
En réalité, Dieu ne permet aucune expérience douloureuse en vain. Il sait qu’il vous faut une histoire, parce qu’il n’y a pas de gloire sans histoire. Comment pouvez-vous comprendre et aider une personne - rejetée ou abusée - à guérir, si vous-même ne l’avez jamais été ? Comment pouvez-vous parler de la pauvreté, si vous n’avez jamais manqué de rien ? Comment montrer aux autres qu’il y a une vie épanouie possible après une séparation de son conjoint, si vous n’avez jamais vécu la douleur de la séparation, ou si vous n’avez pas une vie épanouie ? Vous le pouvez, mais vous ne serez pas très convaincant.
Dieu ne prend pas plaisir à vos épreuves. Mais il saura les tourner à votre avantage, et faire de vous un sujet de témoignage. Il fera de vous une porte d’espérance, afin qu’à travers votre histoire, plusieurs relèvent la tête, reprennent espoir et disent : "En Christ, il y a une vie après la tragédie !" Ne vous arrêtez donc pas à la station d’arrêt de l’amertume. Remettez-vous vite en route vers votre destinée !