Ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal.
Matthieu 6. 13
Que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber... Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter, mais avec la tentation il fera aussi l'issue, afin que vous puissiez la supporter.
1 Corinthiens 10. 12-13
Goûter le pardon de Dieu ne nous rend pas tolérants vis-à-vis du péché. Au contraire, plus nous sommes conscients de la grâce de Dieu, plus nous devons craindre de le déshonorer. Aussi Jésus nous enseigne-t-il à implorer la protection divine pour ne pas être vaincus par les tentations.
Des tentations surgissent lors de circonstances adverses : la maladie, la pauvreté, l'humiliation. Nous risquons de nous endurcir, de devenir amers, de douter de la bonté de Dieu. Mais les tentations nous guettent aussi lorsque la vie nous sourit. Alors le danger est grand d'être pris par l'orgueil et par l'égoïsme.
En fait la tentation nous confronte à un choix : ou nous faisons notre propre volonté, ou nous nous confions en Dieu pour lui obéir, quoi qu'il en coûte. Chacun se sent fragile en présence d'un tel choix. Pour cette raison, nous demandons humblement à Dieu de ne pas être exposés à la tentation, de ne pas être placés dans des situations où le mal risquerait de nous dominer. Et nous cherchons nous-mêmes à éviter ces occasions, connaissant notre faiblesse.
Mais parfois Dieu permet l'épreuve pour fortifier notre foi. Aussi nous ajoutons à notre prière : «délivre-nous du mal». Cette requête n'est pas inspirée seulement par la gravité du danger. Elle jaillit du coeur animé par une foi victorieuse. En effet, nous réclamons un bienfait qui est à notre portée par la victoire de Jésus. Victoire sur le mal, sur le tentateur, sur le monde.
Sept cents hommes d’élite qui ne se servaient pas de la main droite, pouvaient, en lançant une pierre avec la fronde, viser un cheveu sans le manquer
Juges 20.16.
Aujourd’hui, nous vivons une époque de savoirs et de technologies tels que notre génération se demande si elle n’a pas atteint ses limites. Sur la lune, l’homme a appris à marcher ; sur la terre, il téléphone au bout du monde ; sur Internet, surfer est, pour lui, un jeu d’enfant. Nous sommes devenus des maîtres si habiles, et pourtant, que de ratés…
Et vous, dans le quotidien, avez-vous du mal à atteindre vos cibles, avez-vous le sentiment que rien ne marche ? Peut-être même vivez-vous une situation d’échec…
Eh bien, prenez exemple sur ces soldats qui atteignaient leur cible avec une rare et incroyable précision. Remarquez leur particularité : "Ils ne se servaient pas de la main droite".
L’expérience serait intéressante - une journée sans utiliser votre main habituelle, pour travailler, écrire, manger - mais c’est sur le plan spirituel qu’il faut abandonner l’usage de la main droite. Celle-ci représente votre attitude face à la vie, pour réussir, vous en sortir. Ce sont tous vos raccourcis, votre "système D", vos combines, votre propre volonté, en quelque sorte…
Cessez d’être sage à vos propres yeux (Proverbes 3.7) et ne faites plus rien par vous-même. Osez abandonner à Dieu votre propre habileté. Laissez-le conduire votre vie, et vous pourrez "changer le fusil d’épaule". Ses mains puissantes vous dirigeront, comme les mains du prophète Elisée qui se posèrent sur celles du roi Joas, pour l’aider à décocher ses flèches (2Rois 13.16). Alors vous manierez la fronde et tirerez à l’arc, à la manière de Dieu ! Vous deviendrez le "gaucher de Dieu" !