(Jésus leur dit : ) Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et me suive.
Luc 9. 23
(L'apôtre Paul dit : ) Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi.
Galates 2. 20
“Prendre sa croix”. Telle était, du temps des Romains, la part d'un condamné à mort. Mais que signifie cette expression pour nous, croyants ? Ce n'est pas, comme on le pense parfois,
accepter stoïquement les souffrances et les épreuves de la vie. Non ; Jésus se sert de cette image forte pour nous faire comprendre une vérité toute différente et très importante. “Prendre
sa croix”, c'est renier son “moi” égoïste et indépendant de Dieu. Ce “moi” qui s'irrite, éprouve de l'envie, de la rancune, refuse de reconnaître ses torts, qui est dur à l'égard des autres et
satisfait de lui-même. Ce “moi” qui pourtant peut être religieux, défendre une moralité, faire toutes sortes d'œuvres louables, et qui est toujours présent et prêt à se manifester dans la vie du
croyant.
Mais la Bible m'apprend que Dieu m'a libéré de ce “moi” foncièrement orgueilleux et égoïste. Comment cela ? En m'identifiant avec Christ dans sa mort sur la croix pour que, dorénavant, je
vive d'une vie nouvelle, non pas pour moi, mais pour lui et pour mon prochain. Par la foi, je réalise peu à peu cette vérité libératrice dans mes circonstances quotidiennes. Pour chacune, le
choix se présente : Vais-je écouter le “moi”, ou me laisser guider par le Saint Esprit ? Que chaque fois je puisse répondre : “Seigneur Jésus, toi qui es ma vraie vie, accorde-moi
de prendre ma croix et de te suivre avec bonheur”.
Alors on pourra voir dans mon comportement quelque ressemblance avec Jésus. Je serai un témoin de sa grâce et de la puissance libératrice de sa mort.
Ne laissez pas vos circonstances dominer votre vie !
Alors David et le peuple qui
était avec lui élevèrent la voix et pleurèrent jusqu’à ce qu’ils n’eussent plus la force de pleurer!
C’est humain, me direz-vous, et vous aurez raison ; votre foi en Jésus-Christ ne fait pas de vous des gens insensibles à tout, de purs esprits, froids et indifférents, aux nerfs d’acier et au
regard dur ! David et son peuple vont réagir légitimement. Ils vont se retrouver en face de circonstances dramatiques qui les touchent et les atteignent profondément, et ils ne savent même
pas comment faire pour s’en sortir !
Pourquoi ne pas décider, face à vos terribles circonstances, de vous appuyer sur l’Éternel votre Dieu ?
Jusque-là, ce sont les circonstances qui décident, qui imposent l’angoisse, le doute, la perte de confiance, la haine, la révolte, le désir de meurtre. Elles dirigent la vie de ces personnes,
elles commandent, ordonnent, orientent, influencent. En résumé, elles s’érigent en Seigneur de la vie de David et des autres ; elles se font dieux à la place du seul vrai Dieu !
Vous êtes comme tout le monde, et face à des circonstances difficiles, décourageantes, blessantes, vous réagissez comme David !
Observons la seconde étape. L’homme spirituel, bien que sonné dans un premier temps, va réagir : "David reprit courage en s’appuyant sur l’Éternel son Dieu" (
1 Samuel 30.6). Il décide de rendre à Dieu la
seigneurie sur sa vie ; il décide de ne plus laisser aux circonstances contraires, négatives, décourageantes, inquiétantes, le droit de diriger sa vie. C’est Dieu qui reprend les commandes à
partir de ce moment-là ! Et alors tout change !
En réalité, rien n’a changé ; les circonstances sont toujours aussi dramatiques, les maisons toujours brûlées, les familles toujours séparées, mais c’est désormais le Seigneur Dieu qui a tout
cela dans ses mains, et lui, commence par changer le cœur de David.
Pourquoi ne pas décider, face à vos terribles circonstances, d’en faire autant ; de vous appuyer sur l’Éternel votre Dieu, et de retrouver le courage de continuer et d’avancer ? Jusqu’à
preuve du contraire, c’est Jésus-Christ qui est le Seigneur de votre vie, et personne d’autre, ni rien d’autre. C’est à vous de choisir !
Une décision pour aujourd’hui
Seigneur Jésus, pardonne-moi d’avoir laissé l’occasion aux circonstances bonnes ou mauvaises de décider de ma joie ou des mes peurs ; ma vie est entre tes mains et je te reconnais tous les droits
sur elle. Je choisis de m’appuyer sur toi ! Amen.