L'idée d'une réincarnation suscite un certain engouement dans nos pays. Son but inavoué est d'ôter à la mort son caractère inéluctable en insinuant que rien n'est définitif. Plusieurs tentent
même de faire croire qu'elle ne contredit pas l'évangile, mais s'apparente à l'enseignement biblique de la résurrection des morts. C'est, au contraire, le dénaturer par une autre forme du
mensonge de Satan à Ève : “Vous ne mourrez point certainement” (Genèse 3. 4), alors que Dieu déclare à tous : “Il est réservé aux hommes de mourir une (seule) fois, et
après cela, le jugement” (Hébreux 9. 27). “Il y aura une résurrection, tant des justes que des injustes” (Actes 24. 15). “Résurrection de vie ; et… résurrection de
jugement” (Jean 5. 29).
Si nous croyons en Jésus Christ, nous n'avons pas à redouter l'avenir. Ces actes qui nous ont blessés et ont blessé les autres, ces péchés qui ont offensé Dieu et chargent notre conscience, le
Seigneur Jésus les a expiés en mourant sur la croix. Il a déjà subi à notre place le jugement que nous méritions, et Il est maintenant ressuscité. Pour les croyants, la mort, terme de la vie
terrestre, les fait entrer dans le repos de la présence de Jésus, en attendant la résurrection en vie éternelle.
Mais quant à celui qui ne croit pas en Jésus Christ, il mourra dans ses péchés (Jean 8. 24)et “la colère de Dieu demeure sur lui” (Jean 3. 36). Il ressuscitera pour
être jeté dans l'étang de feu, la seconde mort (Apocalypse 20. 12-15). Qu'il ne se laisse pas leurrer par le mirage d'une seconde vie ! “Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé”
(Actes 16. 31).
Qu’est-ce que l’humilité ? C’est tout simplement le fait de reconnaître son humanité.
Lorsque le serpent est venu éprouver Adam et Ėve, il leur a proposé un fruit à manger. La subtilité de cette tentation ne réside pas dans l’apparence du fruit. Est-il plus sucré ou plus
juteux ?
Non, l’appât est ailleurs ! Le diable veut leur faire croire qu’ils peuvent être autre chose que de simples êtres humains : "Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux
s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux". Bingo ! L’hameçon est lancé avec au bout la possibilité d’être des dieux. Nos deux acteurs croquent le fruit à pleines dents sans vraiment
réaliser le revers de la médaille.
Conséquence, la chose annoncée arrive, leurs yeux s’ouvrent. Ils discernent le bien et le mal, mais ils vont surtout découvrir leur humanité. S’en suivent la peur, les accusations, la honte du
regard de l’autre.
Il n’y a rien de mauvais à rêver pour Dieu ! Vouloir accomplir des exploits pour notre Seigneur est tout à fait louable. Toutefois, veillons à ce que nos rêves soient centrés sur Dieu et non
sur nous ! Ne nous prenons pas pour des légendes, des dieux vivants ! Paul disait : "Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine"
(
1 Corinthiens
15.10).
Il est intéressant de noter qu’à travers son humanité, l’apôtre réalise la grâce de Dieu envers lui. Oui, vous et moi, ne sommes que des hommes ! Combien de gens ont fait du mal dans
l’histoire de l’humanité parce qu’ils se sont pris pour des dieux : dictateurs, empereurs, gourous… !
Si nous nous prenons pour des dieux, plus dur sera la chute. Nous finirons comme Adam et Ėve dans la confusion et la honte !
Soyons humbles, reconnaissons notre humanité. Le mot humilité vient du mot latin humus. Ce mot désigne la couche supérieure de la terre. Humus a donné plusieurs mots tels que humanité et
humilité. Qu’est-ce que l’humilité ? C’est tout simplement le fait de reconnaître son humanité. Nous sommes de l’humus et Dieu est Dieu ! À chacun sa place !
Une prière pour aujourd’hui
Seigneur, tu es Dieu et moi je suis un homme. Je reconnais mon humanité, je ne veux pas me prendre pour un dieu. Aide-moi à rester humble. Amen.