L'Éternel dit à Caïn : où est Abel, ton frère ? Et il dit : Je ne sais. Suis-je, moi, le gardien de mon frère ?
Genèse 4. 9
Les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, blasphémateurs, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété.
2 Timothée 3. 2
En observant l'évolution de notre société, chacun peut constater une montée de l'individualisme. Les notions de solidarité et d'intérêt commun se perdent de plus en plus. Les grands idéaux qui
animaient les générations passées ont comme disparu, laissant souvent la place au désenchantement… et au “chacun pour soi”. Certes, il y a encore l'engagement pour les causes humanitaires, en
particulier chez les jeunes. Mais, d'une manière générale, le sentiment de responsabilité collective s'amenuise et les intérêts particuliers prennent toujours plus le pas sur l'intérêt
général.
La Bible dénonce l'individualisme, non pas d'abord comme un phénomène de notre société, mais comme étant lié à l'égoïsme du cœur humain.
En contraste avec cette tendance à l'égoïsme, Jésus Christ a revêtu notre humanité, il est devenu un homme comme nous. Durant toute sa vie il a donné l'exemple d'un entier dévouement. Il s'est
penché sur toutes les détresses des hommes. Il a aimé, il a soulagé les malheureux.
Finalement, lui qui n'avait jamais péché, il a pris à son compte les péchés que nous avions commis, pour en porter la peine et les expier sur la croix. Là, il a été seul sous le jugement divin
afin que tous ceux qui croient en lui soient pardonnés et naissent à une nouvelle vie. Une vie qui ne sera pas centrée sur eux-mêmes, mais ouverte et attentive aux autres.
Oui, Jésus est mort sur la croix pour que le salut soit encore offert aujourd'hui à tous les hommes.
Montre-moi ta foi !
Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent.
Autrefois, j’aimais évangéliser en disant : "vous n’avez qu’à croire en Jésus pour être sauvé !". En fait, je comprenais mal certains versets jusqu’au jour où j’ai rencontré quelqu’un
de malicieux. À mon invitation il a répondu : "Ah oui, je n’ai qu’à croire et je serai sauvé... D’accord je crois ! Mais je continue ma vie de péché ! Mais je peux t’assurer que je
crois en Jésus !" Sa réponse m’a laissé perplexe. En y réfléchissant bien c’est le cas de beaucoup de personnes : elles croient mais elles ne pratiquent pas.
Le salut est une grâce mais son authenticité doit se démontrer. Croire implique un engagement envers Dieu. Il y a un théologien que j’apprécie beaucoup qui se nomme Dietrich Bonhoeffer. C’était
un pasteur Allemand qui a vécu durant la deuxième guerre mondiale. Cet homme a démontré sa foi dans un pays où le gouvernement était hostile à l’Évangile.
Néanmoins, il a continué de prêcher la Parole de Dieu sans rien cacher. Malheureusement, il fut arrêté et conduit dans un camp de concentration où il a été pendu. Avant son arrestation, il a
écrit un merveilleux ouvrage qui s’intitule « La grâce qui coûte », en voici un extrait :
"La grâce qui coûte, c’est le trésor caché dans le champ : à cause de lui, l’homme va et vend joyeusement tout ce qu’il a. La grâce qui coûte, c’est la perle de grand prix ; pour l’acquérir,
le marchand abandonne tous ses biens. La grâce qui coûte c’est la royauté du Christ : à cause d’elle, l’homme s’arrache l’œil qui est pour lui une occasion de chute. La grâce qui coûte,
c’est l’appel de Jésus-Christ : l’entendant, le disciple abandonne ses filets et le suit".
Que votre foi puisse se voir à travers votre attitude et vos actions.
Une action pour aujourd’hui
Montrez votre foi par des œuvres.