(Joseph dit : ) Comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ?
Genèse 39. 9
Daniel arrêta dans son cœur qu'il ne se souillerait point par les mets délicats du roi.
Daniel 1. 8
Bien que séparées d'environ un millénaire, les vies de Joseph et de Daniel comptent beaucoup de ressemblances : Dès leur jeune âge, on leur a enseigné à connaître le Dieu de leurs pères, et tous deux ont été injustement déportés comme esclaves alors qu'ils n'étaient encore que de jeunes hommes. Plus tard, ils ont été placés à des postes élevés. Aucun des deux n'a revu son pays.
Pour Joseph, cette déportation résultait de la jalousie de ses frères. Pour Daniel, elle était la conséquence des péchés de sa nation. A l'occasion de cet exil, ils auraient pu se révolter contre l'injustice qui les frappait, et s'interroger sur l'utilité de rester fidèles à leurs convictions.
Au contraire, l'un comme l'autre veillent à honorer Celui auquel ils appartiennent : Joseph ne cède pas à la femme de son maître pour commettre adultère, et Daniel refuse de se souiller en prenant le vin et les mets raffinés du roi idolâtre. Quel exemple pour vous, jeunes chrétiens ! Mais une telle fidélité n'est pas sans récompense : l'un et l'autre reçoivent un discernement hors du commun : la capacité à expliquer l'avenir en interprétant de la part de Dieu les rêves des monarques auxquels ils étaient asservis.
Aujourd'hui encore, Dieu honore la foi et la fidélité : nous ne serons pas appelés à interpréter des rêves, mais le Seigneur donnera du discernement à ceux qui s'attachent à lui par l'obéissance à sa Parole, et désirent l'honorer dans les choix qui engagent l'avenir.
... ils finissent par se casser la figure !
Proverbes 4.19
Au début des années soixante Joseph Fletcher, doyen de la cathédrale St Paul à Cincinnati dans l'état d'Ohio publia un livre de principes de Morale Chrétienne, dans lequel il affirma que l'amour était le seul moyen pour les croyants de faire la différence entre le Mal et le Bien.
Ce livre eut une influence très pernicieuse car en fonction de cette affirmation tout le monde se sentit libre d'établir son propre code de morale en fonction des circonstances. Le plus dangereux dans cette évaluation personnelle c'est que nous avons tendance à nous disculper facilement de nos fautes en mettant en avant nos bonnes intentions, alors que nous nous montrons très critique à l'égard des autres, les jugeant non d'après leurs intentions mais d'après leurs pires actions.
L'homme qui établit une fausse déclaration d'impôts ou qui dérobe certains articles dans le bureau où il travaille sera le premier à se plaindre s'il découvre un manque d'honnêteté chez le plombier qui vient réparer sa salle de bains ou dans une facture que vient de lui envoyer l'un de ses fournisseurs !
Il nous est facile de mépriser ceux qui manquent d'honnêteté, surtout si nous en faisons les frais, mais il est autrement difficile, quand nous avons des choix à faire dans notre propre vie, de toujours prendre le chemin de l'honnêteté ! Souvenez-vous de ce principe important : si vous commencez à discuter des limites possibles de l'honnêteté, vous finirez toujours par les repousser de plus en plus loin ! Vous réussirez sans doute à maintenir un faux-semblant d'honnêteté pendant un certain temps mais vous serez démasqué un jour.
Si vous choisissez le chemin de l'honnêteté, votre choix peut, à première vue, s'avérer négatif, alors que celui qui choisit le chemin de la malhonnêteté semblera prospérer pour un temps, mais il vous faut regarder plus loin !
Celui qui vit une double vie finit toujours, tôt ou tard, par perdre. Pouvez-vous citer le nom d'une seule personne qui a vécu à coup de mensonges, d'expédients et de tricheries et qui a bien fini, honorée et respectée ? Salomon a écrit : "Le chemin de la malhonnêteté ne cesse de s'assombrir quand on l'emprunte. Ceux qui l'ont choisi se retrouvent vite dans la nuit noire et finissent par se casser la figure !" (Proverbes 4.19).