(Jésus) lui dit, la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu ? …Et il lui dit : Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t'aime.
Jean 21. 17
Jean 21. 15-19
«Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu ?» Par trois fois, Jésus ressuscité pose cette question à son disciple Pierre, comme un rappel de son triple reniement. Le Seigneur avait annoncé à ses disciples
qu'ils allaient l'abandonner dans son chemin vers la croix. Pierre avait déclaré avec force qu'il suivrait son maître jusqu'à la mort, et pourtant il le renia trois fois.
Sur la croix, Jésus avait porté le châtiment que méritaient tous nos péchés, même les reniements de Pierre. Mais maintenant, Jésus est ressuscité et vient vers quelques disciples, notamment
Pierre. Jésus choisit ce moment à la fin du repas qu'il avait préparé pour ses disciples. Il engage le dialogue qui devait rétablir et approfondir la communion avec son disciple.
“Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ceux-ci ne m'aiment ?” Trois fois, la question pleine de grâce et de vérité, sonde le cœur de Pierre.
“Seigneur, toi tu sais tout, tu sais que je t'aime.”
Et le Seigneur magnifie sa grâce : A toi qui méritais ma disgrâce, je confie ceux que j'aime. “Fais paître mes agneaux… Sois berger de mes brebis”. Occupe-toi de ma part de tous ceux que j'aime,
petits et grands.
Si nous avons conscience d'avoir, en quelque sorte, trahi l'amour du Christ, le Seigneur ne veut pas que pèse sur nous le poids de nos fautes. Il s'approche de nous, comme il l'a fait pour
Pierre. Saisissons sa main tendue et recevons son amour.
Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde.
Matthieu 5.7
Peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs des pays ravagés par la guerre n’étaient que ruines. Une des plus tristes scènes demeurait sans doute celle des orphelins qui, dévorés
par la faim, déambulaient dans les rues de nombreuses villes plus ou moins détruites par la guerre.
Au lever du jour, un soldat retournait à ses quartiers militaires londoniens. En tournant au coin d’une rue, il observa un gamin le nez collé à la vitrine d’une pâtisserie. Rongé par la faim, le
petit garçon observait en silence chacun des mouvements du commerçant. Le soldat s’arrêta près du trottoir et se dirigea tranquillement près de l’enfant. À travers la vitrine couverte de buée, il
pouvait voir les appétissantes bouchées toutes chaudes que le cuisinier retirait du four. Le garçon se lécha les babines, alors qu’il observait le pâtissier disposer, avec grande précaution, les
beignets frais et chauds dans le comptoir de verre fermé.
Saisi de compassion, le soldat lui dit : "Mon garçon, tu aimerais quelques-uns de ces beignets ?"
"Oh, oui ! J’en voudrais bien", lui répondit le gamin, consterné.
Le soldat entra, en acheta une douzaine, les plaça dans un sac et rejoignit le gamin qui attendait à l’extérieur en ce matin londonien froid et brumeux. Le soldat sourit, tendit le sac et dit
simplement au gamin : "Tiens, voilà."
Comme il allait partir, le soldat sentit qu’on tirait sur son manteau. S’étant retourné, il entendit l’enfant lui demander doucement : "Monsieur, êtes-vous Dieu ?"
Jésus vit en chacune des personnes qui l’acceptent. Désormais, les gens qui nous entourent doivent voir en nous le Seigneur.
Que vos actes, vos paroles soient le reflet de sa miséricorde