Ni les richesses, ni les gloires terrestres ne rendent le cœur véritablement heureux et ne lui apportent la paix. L'empereur Charles-Quint quitta dans ses vieux jours la gloire de ce monde pour
se retirer dans un monastère, avec le vain espoir qu'il y trouverait la paix et le repos qu'il n'avait jamais connus.
Le poète allemand Gœthe, comblé d'honneurs et de dignités par les grands de ce monde, a reconnu au soir de sa vie qu'il n'avait pas été deux jours réellement heureux. Que d'artistes, de savants
et de personnages célèbres, adulés par les hommes et environnés d'honneurs, sont morts, le cœur brisé et tourmenté, après avoir goûté intensément aux plaisirs et aux gloires du monde !
Cette paix à laquelle tous les hommes aspirent, seul Dieu peut la donner. C'est la paix
avec Dieu, celle d'une conscience libérée du poids du péché, justifiée par la pleine
acceptation, par la foi, de l'œuvre et du sacrifice de Jésus : “Justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ”
(Rom. 5.
1).
Mais il nous donne aussi la paix
de Dieu, celle du cœur, celle que connaissait en perfection le Seigneur Jésus quand il était sur la terre. Il veut nous la faire partager : “Je
vous donne ma paix”. Cette paix règne chez celui qui se confie en Dieu et s'attend à lui pour toutes les circonstances de sa vie : “Ne vous inquiétez de rien, mais en toute circonstance, exposez
vos requêtes à Dieu... et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus”
(Philippiens 4. 6, 7).
La montagne de Sinaï était toute en fumée, parce que l'Éternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s'élevait comme la fumée d'une
fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence.
Exode 19.18
Sous l’Ancienne Alliance, quand l’Éternel se révéla à Moïse, il se révéla à lui d’une manière puissante, au milieu du feu (Exode 3.2) ! Sur le Mont Sinaï, le Seigneur
s’adressa à lui du sein d’une fournaise. Cette manifestation surnaturelle fut une démonstration de la grandeur, de la sainteté et de la puissance de Dieu.
N’avez-vous jamais tenté de vous approcher d’un brasier ? C’est toujours avec une certaine crainte que nous nous approchons du feu. Mais
plus nous nous en approchons, plus nous ressentons sa puissance. Vous avez certainement remarqué qu’il y a une limite à ne pas franchir sous peine d’être victime de la chaleur rayonnante, voire
même des flammes ! Le feu vous tient alors à distance ! Sa puissance devient insoutenable !
Pouvez-vous imaginer la crainte qui s’empara de Moïse lorsque celui-ci entendit cette voix qui parlait du milieu de la fournaise ?
Malheureusement, certains croient trop souvent que le Dieu de l’Ancienne Alliance est sévère et que celui de la Nouvelle Alliance est miséricordieux. En fait, Dieu reste le même quelles que
soient les alliances et les dispensations. Il ne change pas ! Il demeure le même, il est magnifique en sainteté ! C’est son "design" !
Devriez-vous craindre le Dieu de l’Ancienne Alliance et vous montrer cool avec celui de la Nouvelle Alliance ? Il n’y a pas deux dieux mais un seul Dieu et Père, un seul Sauveur, le Seigneur
Jésus-Christ et un seul Saint-Esprit.
Craignez le Dieu de la Bible ! Veillez à ne pas faire du Seigneur un bon copain ou un bon pote... mais soyez animé d’un profond respect à son égard. En Jésus, vous vous approchez de bien
plus que d’une sainte montagne ! N’oubliez jamais que c’est lui qui a été établi juge des vivants et des morts.