J'ai livré le bien-aimé de mon âme.
Jérémie 12. 7
Jésus notre Seigneur... a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification.
Romains 4. 24, 25
L'année civile est jalonnée de jours particuliers dédiés à la commémoration d'événements qui ont marqué notre histoire. La Bible, elle, nous parle d'une nuit qui a marqué l'histoire du monde : la
nuit où Jésus fut livré pour être crucifié (1 Corinthiens 11. 23).
Jésus, le Fils de Dieu devenu homme, a marché sur cette terre dans une sainteté parfaite parce que, dit la Bible, «il n'y a pas de péché en lui» (1 Jean 3. 5). Mais les péchés des
hommes étaient toujours là, aucun n'avait été expié. Seule la mort de Christ pouvait répondre aux exigences divines pour rendre juste un pécheur. Dieu allait-il livrer son bien-aimé, et Jésus
lui-même allait-il se livrer ? Les réponses à ces deux questions sont claires : Dieu «n'a pas épargné son propre Fils mais... l'a livré pour nous tous» (Romains 8. 32). «Le Christ
nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous» (Éphésiens 5. 2).
Le soir tombait. Jésus rassemble ses disciples une dernière fois. Il mange la pâque avec eux, la dernière. Il n'y aura plus d'agneau à offrir, car lui, l'Agneau de Dieu, allait s'offrir. Jésus
institue la Cène, puis il s'en va dans le jardin de Gethsémané pour prier. Il s'avance, portant sa croix vers Golgotha, se laisse crucifier, subit le jugement que méritaient nos péchés de la part
du Dieu saint. Il meurt et ressuscite.
Depuis plus de vingt siècles, les croyants commémorent avec recueillement cet événement, dimanche après dimanche, en participant à la Cène en mémoire de lui et «jusqu'à ce qu'il vienne» (1
Corinthiens 11. 23-26).
Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites, car vous dépouillez les veuves de leurs biens, tout en faisant de longues prières pour l’apparence. C’est pourquoi votre
condamnation n’en sera que plus sévère.
Matthieu 23.14
En général, l’homme a le désir d’être une bonne personne dans son for intérieur comme dans son apparence. Examinons de plus près le mot "personne"... Il détient une superbe contradiction car il
veut autant dire "Quelqu’un" que "Pas quelqu’un". Il est plus facile de le comprendre quand on sait que le mot "personne" vient de "personna" qui signifiait "masque de théâtre" en langue
étrusque.
Tout ceci nous emmène au coeur d’une pièce : être ou paraître ? Sans parfois en être conscients, nous avançons dans la vie en portant des masques, ils changent suivant la pièce que nous
devons jouer. Ces apparats sont souvent nos "habits". Les "costumes" sont une façon de jouer la vie sans être vu... ou plutôt d’être vu sans être reconnu. D’ailleurs ne dit-on pas que certaines
personnes admirent l’aspect extérieur de quelqu’un sans pour autant percer l’être qu’il est véritablement ?
Au fond, le carnaval est une belle représentation symbolique de ce qui se fait tout au long de l’année. La seule différence, c’est qu’à la fête, tout y est caricatural et exacerbé.
Depuis l’époque de Jésus, les choses n’ont guère changé ! Le Seigneur prêchait déjà sur la nécessité de revenir au coeur, c'est-à-dire à l’homme intérieur.
Une expression québécoise que j’aime particulièrement dit : "Avoir le coeur à la bonne place". Ne cherchons en aucun cas à paraître sans être premièrement. Ayons le coeur à la bonne place.
Bob Pierce a déclaré : "Que mon coeur soit brisé par les choses qui brisent le coeur de Dieu".
Le désir que devrait avoir tout chrétien, c’est d’être un enfant de Dieu dans toute sa réalité. Soyons purs et irréprochables devant le Roi des rois lorsque lui-même paraitra de tout son être (1
Pierre 5.4)