(Jésus dit : ) Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors.
Jean 6. 37
Je t'ai aimée d'un amour éternel ; c'est pourquoi je t'attire avec bonté.
Jérémie 31. 3
Imaginons un enfant juché sur un mur, et son père qui lui tend les bras. Sans hésiter, l'enfant saute et se retrouve heureux, au cou du papa. Il était sûr qu'il le recevrait dans ses bras, mais
il aurait été bien incapable de le prouver par un raisonnement logique. Il devait «faire le saut». Non pas sauter dans le vide, mais sauter dans les bras de son père.
De même le «oui» de la foi revient à «faire le saut». Il faut lâcher mes craintes, pour trouver la vérité sans avoir tout démontré. Tant que j'en suis à essayer de vérifier tout ce qu'affirme la
foi chrétienne avant de m'avancer, c'est que je n'ai pas dit oui. Du reste, si je prétendais tout comprendre, je ferais nécessairement une erreur quelque part : le mystère de Dieu est trop riche
et trop profond pour qu'on puisse le vérifier.
Tant que j'affirme croire au Christ tout en ne retenant de lui que ce qui me convient, je n'ai pas vraiment la foi. Je n'accueille pas Jésus tel qu'il est, mais tel que je le construis, ou plutôt
tel que je le déforme pour qu'il «m'arrange». Je ne m'appuie pas sur lui et sur ses promesses, mais toujours sur moi.
Ce qui convainc le croyant n'est pas un raisonnement logique, mais la certitude que le seul moyen de salut est celui que Dieu offre en Jésus. Je reconnais que c'est Dieu qui me parle, sonde tout
mon être moral. Mon jugement personnel devient bien pâle face à la parole de vérité et à l'amour du Seigneur. Comme cet enfant, je réponds sans tarder à l'appel du Seigneur et je me confie dans
ses promesses.
Naaman se mit en colère et il s'en alla en disant : « je pensais que cet homme viendrait en personne vers moi, qu'il se tiendrait là pour invoquer l'Éternel, son Dieu, puis qu'il
passerait sa main sur la partie malade et me guérirait de ma lèpre. » […] Alors Naaman descendit dans le Jourdain et s'y trempa sept fois, comme l'homme de Dieu le lui avait ordonné, et sa chair
redevint nette comme celle d'un jeune enfant : il était complètement purifié.
2 Rois 5.11-14
Bien que Naaman fût un "homme fort et vaillant", il demeura sans force devant l’attaque de la lèpre. Suivant la recommandation de la servante de sa femme, il se tourna vers Élisée, mais se mit en
colère lorsque le prophète lui dit : "Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair deviendra saine, et tu seras pur" (
2 Rois 5. 10).
Naaman s’imaginait sans doute qu’Élisée allait devoir faire quelque chose de spectaculaire ou de remarquable. Il ne comprenait pas pourquoi il devait aller se baigner dans le Jourdain. Ses
serviteurs surent le convaincre : "Si le prophète t'eût demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu'il t'a dit : « Lave-toi, et tu seras pur »!"
Et quand Naaman obéit aux paroles d’Élisée, il fut guéri instantanément.
Comme Naaman, il peut nous sembler difficile d’obéir simplement à Dieu et à sa Parole, et d’agir par la foi. Nous pouvons être tentés de douter que tout lui soit possible et que sa Parole soit
la vérité. Il peut paraître irréaliste de croire qu’il nous suffise de lui obéir et de pratiquer sa Parole. Mais Dieu veut que nous nous souvenions qu’il récompense ceux qui ont la foi et qui
obéissent sans réserve.
Aujourd’hui, apportez vos besoins à Dieu aussi simplement qu’un enfant le ferait. Ne discutez pas avec lui, ne retenez rien, ne rationalisez pas. Faites-lui entièrement confiance. Remettez-lui
vos besoins et recevez sa grande puissance dans votre vie.