On lit dans un journal d'information de juillet 2003 : “À l'heure d'internet et du téléphone portable, la solitude existe bel et bien. Moins fréquente chez les jeunes, elle touche
particulièrement les personnes âgées, surtout après 70 ans”. L'article énumère ensuite plusieurs causes, parmi lesquelles le fait d'avoir des intérêts différents de ceux de son entourage. Il est
vrai qu'en vieillissant, on est souvent déphasé et dépassé par les rapides changements de la société, et l'on ne parvient pas à s'intéresser aux problèmes des plus jeunes.
Lorsqu'il était sur la terre, le Seigneur Jésus, lui aussi, a été seul. Poursuivant les intérêts de Dieu, son Père, au milieu d'une population indifférente ou même hostile, il a été incompris de
tous, même de ses disciples. Mais tout en éprouvant cette solitude morale, il a continué son travail d'amour sans se décourager. Il n'en a pas voulu à ceux qui l'accompagnaient sans le
comprendre, et qu'il avait avertis en leur disant : “L'heure vient... où vous me laisserez seul”. Mais il avait un secret : “Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi”
(Jean 16.
32). Enfin, sur la croix, il a même été abandonné de son Dieu, subissant le jugement que méritaient nos péchés.
Il se présente maintenant comme Sauveur, et il désire entrer dans toutes les solitudes. Mieux que personne, il peut comprendre ce que c'est que d'être seul et abandonné. Cherchez sa compagnie. Il
désire faire disparaître votre solitude par sa présence et sa communion.
Quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas sera jeté à l’instant même au milieu d’une fournaise ardente.
Daniel 6.6
Ceux qui n’adorent pas ont des problèmes
Je sais bien que ce texte concerne une adoration idolâtre, païenne, et qu’elle est le résultat du coeur orgueilleux d’un roi humain. Mais il y a une leçon à retirer de cela. Si vous ne savez pas
adorer, si vous ne prenez pas le temps de vous prosterner, vous ne pourrez pas éviter certaines fournaises ardentes !
N’y voyez pas là un évangile revisité par une quelconque notion méritoire, mais bien plutôt un état de coeur. Pour celui qui n’adore pas son Dieu, qui ne sait pas ou ne sait plus se prosterner
aux pieds du grand Dieu des cieux, la part sur cette terre n’a rien de bien enthousiasmant !
Par contre si vous avez compris que votre vocation ici bas, c’est d’être un adorateur, vous passerez du temps dans la simple contemplation de Dieu ; vous l’aimerez pour lui-même et non pour ce
qu’il peut vous rapporter. Vous serez dégagé de bien des contingences humaines ; vous vivrez ici bas pour le ciel de Dieu !
Dieu ne se conduira jamais comme un despote avec nous ; il n’emploiera jamais les méthodes de ce dictateur ; mais cette vérité n’en demeure pas moins absolue et entière ; vous êtes né pour adorer
; vous avez été sauvé pour l’adorer lui seul et en dehors de cela vous passerez à côté de l’essentiel !
Je note aussi que l’adoration personnelle, privée, individuelle et collective nous permet d’échapper à bien des fournaises ardentes ; cela vaut donc la peine de cesser d’être exclusivement des
demandeurs, parfois même des quémandeurs pour devenir ou redevenir des adorateurs du Dieu vivant et vrai !
Quand vous adorez vous élevez le niveau de votre vie spirituelle ; vous vous dégagez des pièges de l’adversaire ; vous vivez dans une autre sphère où votre ego est remisé au second rang, vous
accomplissez votre vocation ! Vous touchez au but ultime et parfait de votre existence.
Bien des ennuis, des problèmes, des tracas et des angoisses se régleraient si vous cessiez de vous en préoccuper outre mesure pour vous préoccuper de votre Dieu et pour lui dire votre
attachement, pour humilier votre coeur à ses pieds ! C’est si simple !