Dans ses ouvrages, Jean Henri Fabre, le grand savant naturaliste, relate avec beaucoup de précision ses patientes expériences sur les moeurs et l'instinct des insectes. C'est un émerveillement
continuel.
Voici ce qu'il écrit au sujet des chalicodomes, genre de petites abeilles qui logeaient sous le toit de son hangar. Il en avait capturé et marqué plusieurs au prix de maintes piqûres, et les
avait relâchées à quatre kilomètres de là. “Sur une vingtaine, quinze au moins étaient revenues : deux dans la première heure, trois dans la soirée, et les autres le lendemain matin, malgré le
vent contraire et surtout l'inconnu des lieux où je les avais transportées, car leurs expéditions journalières normales ne dépassent pas une centaine de mètres.
Comment donc mes dépaysées ont-elles retrouvé leur nid ? Quel est leur guide ? Ce n'est certes pas la mémoire, mais une faculté spéciale qu'il faut se borner à constater par ses étonnants effets,
sans prétendre l'expliquer tant elle est en dehors de notre propre psychologie !”
La seule explication – simple et grandiose – c'est l'intervention du
Créateur dont l'univers, jusque dans ses plus infimes détails, porte la signature évidente. Par ses œuvres qu'il
place sous leurs yeux, il rend les hommes inexcusables s'ils ne croient pas en lui.
Mais le Dieu créateur est aussi le Dieu sauveur par Jésus, son Fils bien-aimé qui nous l'a révélé.
Et j'entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d'un grand tonnerre ; et la voix que j'entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs
harpes.
Apocalypse 14.2
Né le 4 juillet 1818 à Séville en Espagne, Daniel de Marbelle vécut une vie très colorée. Après avoir travaillé sur un baleinier dans son pays natal, il intégra la Marine américaine. Il
participa à deux guerres, comme tambour lors de la guerre américano-mexicaine et comme musicien lors de la guerre de Sécession. Après une tournée en tant qu’acteur et musicien avec un opéra, il
monta une troupe théâtrale, dirigea son propre cirque – et l’on dit même qu’il fut le premier clown.
Cependant, sa vie très bigarrée fut aussi marquée par des difficultés. Alors qu’il était en tournée au Canada, un incendie lui fit tout perdre. Plus tard, les royalties dues sur tous ses chants
lui furent volées. Et lorsqu’il mourut, en 1903, il était dans la pauvreté la plus profonde.
En 1887, De Marbelle écrivit un chant qu’il intitula "When They Ring Those Golden Bells" (litt. "Lorsque sonneront les cloches d’or") suite aux difficultés qu’il avait connues. Grâce à son
oreille de musicien accompli, il imagina les sons du ciel : "N’entendez-vous pas les cloches qui résonnent ? N’entendez-vous pas les anges chanter ? C’est le jubilé de gloire,
alléluia, dans la douceur éternelle, au-delà de la rivière scintillante."
Il dépeignit ce pays "que nous appelons douceur éternelle". Il savait que c’est seulement "par la foi" que nous pouvons en "atteindre les rives". Son expérience de la mer lui permit de décrire
la navigation "par delà la mer d’argent" où "nous ne connaîtrons ni péché ni tristesse, au sein de ce port futur."
Aujourd’hui, certains problèmes peuvent vous sembler trop accablants. Ne soyez pas découragé, n’abandonnez pas. Faites confiance à Dieu et remplissez votre vie de louanges. Demeurez fidèle.
Continuez de croire. Et souvenez-vous : les cloches sonnent déjà. Il vous a préparé une place glorieuse.